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Les origines du Karaté

le karaté et ses différents styles

samedi 9 mai 2009 par AYMERIK BOSSI

Le karaté est originaire d’Okinawa.

Okinawa, la plus importante île des Ryukyu, est une terre étroite de 100Km de long par 4 à 30 Km de large. Située entre la pointe du Japon et la côte chinoise, elle est à la croisée de plusieurs influences de Chine, du Japon, de Malaisie et des Philippines. Ses habitants se sont souvent retrouvés face à l’invasion de forces étrangères. Ils durent donc développer des méthodes de combat efficaces. Le karaté que nous connaissons aujourd’hui est le résultat d’une combinaison qui se fit au 18e siècle entre l’Okinawa-te et le Kenpō de Shaolin, art de combat à mains nues ayant puisé ses origines dans des techniques de boxe chinoise qui furent diffusées par les moines guerriers du monastère de Shaolin.

À la fin du 19e siècle, ère des grandes réformes au Japon, l’île d’Okinawa devint une province japonaise. Peu de temps après, l’enseignement de l’Okinawa-te fut autorisé dans les écoles. De nombreuses écoles d’Okinawa-te commencèrent à se distinguer sur l’île d’Okinawa et ce grâce à la formation de nouveaux élèves et aux fusionnements de différents styles. On sait toutefois que l’art du combat à mains nues se développa surtout en trois endroits : la ville portuaire de Naha, la capitale Shuri et le village de Tomari.

Chacun de ces endroits donnera naissance à un style portant son nom :

  • le Shuri-Te,
  • le Naha-Te
  • et le Tomari-Te.

Le Shuri-te utilise davantage les esquives.

Le Naha-te (Miyagi et Higaonna) consiste à déplacer les pieds en arc de cercle, techniques issues du Tang Lang, avec des coups de pied bas uniquement.

Le Tomari-te (Kosaku, Kiyan et Motobu) ne diffère guère du Shuri-te. Il se caractérise par un travail de clefs et de projections.

Ces différentes styles donneront vie aux styles de karaté que nous connaissons aujourd’hui.

Actuellement, on recense vingt-quatre écoles, les plus connues sont au nombre de 4. Elles se distinguent par des techniques, des positions et des katas caractéristiques mais aussi par une approche philosophique différente :

Shotokan : Créé et élaboré par Maître Funakoshi Ginchin. Les mouvements sont linéaires, les postures assez basses. À la vitesse d’exécution, aux attaques longues et puissantes et à l’agilité des mouvements, Funakoshi Yoshitaka, successeur et fils de Funakoshi ajoutera des positions de plus en plus basses. Funakoshi Gichin fut le premier à introduire le Karate-dō dans les universités japonaises en 1924. Il y a un certain nombre de styles de karaté, comme le Wadō-ryū, qui sont issus du Shotokan. Ce qui pourrait démarquer le style Shotokan des autres, ce sont les positions basses, la rigidité des techniques et le traditionalisme de l’entraînement.

Shito-ryu : Ce style est issu à la fois du Shuri-te et du Naha-te. Fondé par Maître Mabuni, il est marqué par la subtilité et la vitesse. Les techniques s’appuient sur la mobilité du bassin, les déplacements du corps et la déviation des attaques. Mabuni nomma son école d’après les idéogrammes des deux maîtres dont il reçut l’enseignement : Itosu pour le Shuri-te et Higaonna pour le Naha-te. De ces deux styles, il prit la rapidité du Shuri-te et la puissance du Naha-te. Les trois aspects qui définissent le karaté, le shu (esprit), le gi (technique), et le taï (corps), doivent être constamment travaillés.

Goju-ryu : Fondé en 1920 par Maître Miyagi Chôjun, de retour d’un voyage en Chine, il tire son origine du Naha-te. Il se caractérise par des mouvements réalistes en contraction et en force, par des techniques courtes effectuées à partir de positions hautes. Les blocages, souvent réalisés mains ouvertes, sont circulaires et sans choc. Ce style insiste sur l’importance de l’énergie intérieure perceptible par une respiration adaptée. Go signifie « dur » et ju « doux », aussi le Gōju-ryū est-il la transcription d’une voie à la fois douce et dure. C’est un mélange d’Okinawa-te et de Kenpō. D’autres influences chinoises sont aussi évidentes. Une tension dynamique et une respiration adaptée constituent ses deux bases de référence.

Wado-ryu : « L’école de la voie de la paix » a été fondée aux environs de 1920 par Otsuka Hironori, élève de Funakoshi Gichin. Il combina à des mouvements de Ju-jutsu (technique de la souplesse) ceux des blocages d’Okinawa. Créé à partir du style Shotokan et du Ju-jutsu, il s’inspire du Shuri-te et met en avant l’esquive et la souplesse. Ce style se veut pénétrant, orienté vers le combat et s’appuie sur des positions de fente en avant. Le travail des hanches tirées et non poussées est typique. Elle exclut les coups de pied et met l’accent sur la souplesse. Otsuka trouvait que le karate de Funakoshi était trop austère. D’autre part, l’entraînement dans l’école Shotokan, ne comprenait à l’époque que l’étude des katas, ce qu’il jugeait insuffisant. Il mettra donc au point en s’inspirant d’exercices du Ju-jutsu des systèmes de défenses et d’attaques qui se font à deux partenaires.


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