Le salut (Rei)
Signe de courtoisie et de respect mutuel ou de déférence, le salut se pratique de 2 façons :
Debout : : RITSUREI (Salut de partenaire - Professeur - Arrivée au dojo…)
A genou : : ZAREI (salut de cérémonie, au début et à la fin du cours)
Déroulement du ZAREI :
1) SEIZA (passer en position à genou) 2) SHOMEN NI REI (Salut au Kamiza) 3) SENSEI NI REI (Salut au professeur) 4) OTAGA NI REI (Salut entre élèves) 5) KIRITSU (Debout) 2) la dans bleu oû on étudie la voient
Le dojo
n’est pas seulement ’’une salle’’, un « gymnase » mais un lieu propice à la recherche et à la réalisation de Soi dans la pratique de l’Art Martial.
On entre et on quitte le Dojo en le saluant afin de témoigner son respect.
La hiérarchie des grades
Les grades sont décomposés selon le mode suivant :
- Débutant à ceinture noire : KYUS (du 9e au 1er KYU)
- Ceinture noire : DANS (du 1er au l0ème)
- Titres : le degré de compétence et de maîtrise est également désigné par un titre : RENSHI (maîtrise physique) KYOSHI (Instructeur niveau sème Dan) SENSEÏ (Professeur) SHIHAN (Responsable d’une école)
La place des anciens (SEMPAÏ)
Comme dans tout système hiérarchisé, le respect des anciens est très important. Hommes de savoir et de compétence, ils sont le lien entre l’enseignant et l’élève
Les règles de conduite
Si l’on veut regrouper les principales valeurs du karateka, on peut mentionner les 5 règles énoncées par Funakoshi Gichin dans son livre Karate-dō ma Voie, ma Vie.
Au travers de ces cinq règles, on comprend que le karaté repose sur des valeurs qui dépassent la simple pratique d’un art martial : respect des autres, rigueur dans le travail, concentration, humilité…
L’entraînement doit être pour vous une affaire extrêmement sérieuse, aussi sérieuse que la mort. Si vous vous contentez de bouger vos mains et pieds, de sauter et fléchir comme une marionnette, il n’y aura pas beaucoup de différence entre votre karate et la danse. L’ Art demande une discipline aussi rigoureuse que la vie, lutte quotidienne pour la survie.
Bien souvent un homme à qui manque cette qualité essentielle de sérieux se réfugiera dans la théorie. Pour expliquer son propos le Maître donne l’exemple d’un débutant qui se plaint de ne pas maîtriser un kata après deux mois d’études. Le Maître lui répond : « Deux mois ! Comment pourrait-on maîtriser un kata en deux mois ? ».
Celui qui parle d’un ton supérieur, ou marche en paradant dans les rues comme si elles lui appartenaient, celui là ne sera jamais vraiment respecté même s’il possède d’indéniables compétences.
Adoptez le savoir faire de vos camarades. Quand vous remarquez des points forts chez d’autres pratiquants, essayez de les incorporer à votre propre technique. Nous avons tous des qualités et des défauts ; l’homme sage cherche à égaler les qualités qu’il trouve chez les autres et à éviter leurs défauts.
Respectez les règles de la morale dans votre vie quotidienne, en public comme en privé. Personne ne peut atteindre la perfection en karate sans avoir compris qu’il s’agit par dessus tout d’une foi, d’une voie. Le karateka en offrant son aide et en acceptant celle des autres apprend à donner à l’Art la dimension d’une foi."
Respect - Politesse - Maîtrise - Bienveillance - Loyauté - Audace - Volonté… sont autant de qualités que tout disciple doit éprouver non seulement au dojo mais dans tous les actes de la vie quotidienne.
Le « Do » s’apprend au dojo.
